Bien vivre avec son chat

Beaumarchais l’avait déjà dit, qui avait fait un collier à sa chatte « Je m’appelle Finette, Beaumarchais habite chez moi rue du Temple ». Le chat, qui avant de s’asseoir au coin du feu, s’en allait tout seul par les allées du bois mouillé accepte notre présence chez lui. Et c’est faire preuve d’une grande bonté, sachant tout ce que nous sommes capables de faire, nous les
humains, pour lui gâcher la vie. Rappel de quelques principes de civilité féline :

Vous n’avez pas de chat, vous vivez chez un chat qui a
la gentillesse de vous tolérer dans son chez-lui
L’activité la plus importante, c’est la sieste.
Après la dégustation régulière de croquette, agrémentées
si possible de poulet bien rôti, de bouts de yoghourt, fromages, poissons, bref de toutes ces petites choses qui font oublier que les maisons des humains sont mal tenues, sans souris.
Quand votre chat vous demande quelque chose, c’est
maintenant, tout de suite, sinon il trépigne sur le clavier de
l’ordinateur.
Mais quand vous souhaitez quelque chose de votre chat,
si il daigne vous entendre et reconnaître que vous lui parlez, c’est généralement pour repousser votre demande et retomber aussitôt dans une sieste béate.
Si le chat était occupé à quoi que ce soit d’autre que
dormir, il ne vous entend pas.
Sauf si vous imitez lâchement le cri de la croquette
(ruse dont on ne saurait abuser, et le chat saura bien obtenir les dites croquettes).
L’ordinateur est un endroit intéressant, le clavier est
un bon passage sur le bureau, l’écran un lieu de repos confortablement climatisé, d’où on peut observer avec intérêt ce qui bouge juste en dessous sur l’écran, en laissant traîner ses pattes.
Les poils sont destinés à tomber, à être clairs sur les
fonds sombres, et vice-versa, et à faire un doux matelas à l’intérieur du clavier et de la souris. Rester indifférent aux protestations de l’humain.
Il est essentiel de se rappeler régulièrement à
l’affection de l’humain, et de lui procurer une hygiène de vie en le
détachant de son travail sur l’ordinateur. Pour cela, passer régulièrement entre ses yeux et le clavier, lui mettre des poils dans le nez, et à l’occasion d’un gracieux demi tour, lui présenter la base de sa queue relevée…
Les coussins et les bas de canapés sont faits pour être
effilochés. En plus d’aiguiser ses griffes avec volupté, le chat est heureux de participer à la décoration de la maison.
Les portes, et en tout cas les fenêtres doivent rester
ouvertes, pour que le chat puisse être à la fois dehors et dedans (et sur le bord de la fenêtre).
Au cas où on serait au coeur de l’hiver, la règle
précédente est remplacée par « l’humain ouvrira les fenêtres ou les portes à la demande, pour permettre au chat de sortir. Il les refermera aussitôt pour éviter de refroidir le lieu du sommeil du chat, et se tiendra prêt à les réouvrir au moindre miaulement pour que le chat puisse ressortir ».
L’humain fera attention à laisser un bout – important – de son lit au chat pour que celui ci puisse dormir confortablement. Pour la même raison, l’humain ne bougera pas trop dans son sommeil

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